Les bénévoles prennent davantage soin de leur santé

Comme nous l’avons déjà abordé dans ce blogue, plusieurs études ont déjà fait état des effets bénéfiques du bénévolat sur la santé. En voici une qui, pour la première fois, établit un lien entre le bénévolat et l’utilisation des soins de santé.

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Michel, Conrad, André, Armando, Jean et Cécile, bénévoles accompagnateurs en plein forme!

Les bénévoles prennent soin de leur santé

L’étude, menée par l’Université de Harvard auprès de 7000 personnes de 50 ans et plus pendant deux ans, montre que les bénévoles prennent davantage de mesures préventives en matière de santé que les personnes qui ne font pas de bénévolat.

Les chercheurs de Harvard ont découvert que les bénévoles sont à 47% plus enclins à faire vérifier leur taux de cholestérol et se faire vacciner contre la grippe que les personnes qui ne font pas de bénévolat. Les bénévoles sont également plus susceptibles de se faire dépister pour différents cancers. Ils ont aussi beaucoup moins recours aux urgences de nuit de l’hôpital que les autres. Les femmes bénévoles recourent à plus de mammographies et à de tests Pap (respectivement 53% et 21% de plus) que les non bénévoles.

Eric Kim, assistant de recherche au Département des Sciences sociales et comportementales de l’école de Santé publique T.H. Chan d’Harvard est l’un des auteurs de l’étude. Il écrit  que ces collègues et lui ont été surpris de constater que le lien entre faire du bénévolat et prendre soin de sa santé « persiste même après que nous eûmes vérifié un large éventail d’autres facteurs tels que les critères de santé de base, les comportements de santé, l’inclusion sociale, le stress et les traits de personnalité. »

Il ajoute qu’« en ce moment de l’année où les personnes prennent de bonnes résolutions, certains considéreront peut-être le bénévolat comme un moyen d’aider les autres, mais aussi de prendre soin de leur santé ».

Pourquoi les bénévoles prennent-ils soin d’eux?

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L’une des explications possibles, selon les auteurs de l’étude, est que « les bénévoles vivent davantage d’émotions positives, de bien-être psychologique et moins de dépression, par rapport aux personnes qui ne font pas de bénévolat ». Or, les émotions positives renforcent le système immunitaire, de même qu’avoir un but dans la vie et entretenir des relations avec les autres.

C’est ce que semblent nous démontrer les bénévoles pétillants de santé, tels que Claire, Jeannine ou Jorge, que nous vous avons présenté dans ce blogue. Et vous, vous sentez-vous interpellé par cette étude?

Les résultats ont été publiés dans “Social Science & Medecine” (Science sociale et médecine).

Sources:

 

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